Mobilité et ECM – La Différence entre Applications ECM Natives et Applications ECM Web

Mobilité et ECM – La Différence entre Applications ECM Natives et Applications ECM Web

Posté par William Noel

Les technologies mobiles vont continuer de devenir plus importantes dans notre vie professionnelle. Le cabinet d’analystes Forrester prédit que les entreprises investiront plus de 51 milliards d’Euros dans l’adaptation de leurs processus métiers cœurs pour bénéficier de la mobilité. Et cela inclut l’adoption d’applications mobiles dans le cadre du déploiement par une organisation d’une solution d’Enterprise Content Management (ECM).

Dès lors se pose la question du choix entre applications ECM Web et Natives. Laquelle est la meilleure ? Dans cet article nous tenterons d’éclairer le sujet.

Commençons par en expliquer la différence. Une application Web est une application basée sur Internet, accessible depuis le navigateur Web d’un terminal qui peut être un classique PC ou bien, dans le cas qui nous intéresse, un mobile. Une application native doit quant à elle être téléchargée et installée sur le terminal mobile, à l’instar d’une application Camera pour votre smartphone.

La plupart des éditeurs d’ECM offrent les deux types d’applications pour leurs solutions. Les applications Web ont la réputation d’être rapides et fiables, ainsi que de permettre l’utilisation basique du microphone et de la caméra du smartphone. Alors que tout cela peut paraître séduisant au premier abord, les applications Web s’avèrent minimalistes et souffrent de limitations importantes :

  • Sans une connexion Internet, une application Web n’est plus utilisable.
  • Les applications Web souffrent également d’une ergonomie généralement en deçà de celle dont les usagers bénéficient sur leur terminal, puisqu’ils doivent accéder à ce type d’application via leur navigateur Web et que la logique « une taille pour tous » a souvent prévalu au détriment de l’optimisation quand la Web App doit être accessible depuis des terminaux iOS, Android et Windows Phone.

Les applications natives excellent du point de vue de l’expérience utilisateur

Les utilisateurs de Web Apps doivent donc faire face à une certaine rigidité doublée d’une ergonomie et de performances en-deçà de l’état de l’art. Ces applications souffrent de sévères limitations fonctionnelles en n’offrant bien souvent que l’accès aux opérations les plus basiques – ce qui affecte l’expérience utilisateur, pourtant particulièrement critique lorsqu’il s’agit d’un terminal mobile.

Alors cette situation rend-elle les Web Apps complètement inutiles ? Non. Celles-ci sont bien adaptées à des usages légers tels que la navigation dans des contenus, et plus généralement pour servir de passerelle de partage et d’accès à des contenus pour des sous-traitants externes par exemple.

Les applications natives excellent, quant à elles, du point de vue de l’expérience utilisateur. Elles sont typiquement développées en suivant les préconisations techniques des fournisseurs de Systèmes d’Exploitation. Elles bénéficient donc d’une ergonomie visuelle et comportementale « standards », ce qui contribue grandement à en rendre l’usage intuitif, simple et plaisant. Le taux d’adoption qui en découle s’en trouve plus élevé.

Les applications natives vont, par ailleurs, continuer de fournir des services même en cas de perte de connectivité Internet. Les usagers peuvent ainsi décider de rendre certains contenus disponibles  « hors ligne ». Des documents deviennent alors accessibles et modifiables hors ligne. Lorsque la connectivité Internet revient, le document mis à jour est automatiquement synchronisé avec les serveurs centraux.

Par ailleurs, ces applications vont souvent bien plus loin que la simple navigation et édition de contenus. Elles permettent aussi d’impliquer des utilisateurs dans des processus métiers tels que des cycles de revue et approbation managériales.

Accéder à une étape de processus métier se fait soit en cliquant dans un lien spécial envoyé par email qui ouvre l’application native, soit directement depuis l’application native. Après en avoir vérifié le contenu, un utilisateur peut ainsi l’approuver, le rejeter ou encore l’annoter. Une signature électronique peut même être apposée, au travers par exemple de la saisie du mot de passe Windows habituel de l’utilisateur.

Notre recommandation pour des organisations qui recherchent des solutions d’Enterprise Content Management fournissant un accès mobile est de vérifier auprès de ces derniers l’existence, la richesse et la qualité d’une application native pour chacun des Systèmes d’Exploitation actuels (iOS, Android, Windows Phone, …). Ces terminaux incluent, non seulement, les smartphones mais également les tablettes. Les utilisateurs de tablettes auront tendance à éditer les contenus, alors ceux de smartphone préfèreront participer à des workflows, naviguer parmi les contenus, y accéder en lecture, ou encore télécharger des contenus simples tels que des images.

Quelle est votre opinion concernant le débat applications natives contre applications Web ? Votre organisation a-t-elle déployé un ECM mobile, ou envisage de le faire ? Nous serons heureux de vous aider à répondre à vos interrogations !

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